Sorti de son silence en seconde période, Saint-Brieuc a fait plus que le minimum en proposant une défense héroïque. Mais, en face, il y avait une grosse équipe qui a su maitriser son sujet. Dominé territorialement par Plouzané, Saint-Brieuc a eu, durant le premier quart d'heure, pour seule munition un contre de Drouin, après un cadrage débordement, qui fut avorté par une défense bien organisée. Plouzané usait son adversaire en axant son jeu avec les coups de pied tout en finesse de Péron qui, à chaque intervention, portait le danger dans les 22 mètres locaux.
Ruiz avant la mi-temps
Malgré la bonne tenue défensive du XV briochin, présent sur tous les impacts, ce dernier allait craquer à deux reprises en se mettant hors jeu et en donnant la possibilité à Croisat de doubler la mise par deux pénalités face aux poteaux (0-6, 20 ' et 35'). Les visiteurs allaient être récompensés de leurs efforts dans les arrêts de jeu par une action où Kaigre lançait Ruiz à l'essai (0-13, 40'+2). Les Griffons arrivaient avec une tout autre détermination à la reprise de la seconde période. Guérineau et Plessis sonnaient la charge, entraînant derrière eux tout le groupe qui faisait jeu égal avec Plouzané, qui n'a plus eu en sa faveur qu'une pénalité... contrée par le poteau.LES POINTS. Plouzané. Un essai: Ruiz (40'+2); 2 pénalités: Croisat (20', 35'); 1 transformation: Croisat (40'+3).
Grand-Champ - Saint-Brieuc: 12-20. Grand-Champ se fait surprendre (Telegramme 16 Jan 2012)
Les joueurs de Grand-Champ, hors sujet pendant plus d'une heure, ont subi la loi d'une équipe de Saint-Brieuc efficace.
«Si les joueurs faisaient montre d'un peu plus d'implication, d'un peu plus d'assiduité aux entraînements, nous aurions la possibilité certaine d'éviter ce genre de mésaventure.»
Cette analyse sans concession de Georges Le Magueresse, le président du RC Grand-Champ, traduisait assez bien le sentiment unanime de l'encadrement technique, hier, de cette formation morbihannaise. Une équipe dominée dès l'entame ponctuée seulement pour les Briochins par une pénalité de Drouin pour un hors-jeu aux 30 mètres face aux perches (14e). Malgré un sursaut dans les 20 dernières minutes de la période initiale, les Grégamistes ne parvinrent jamais à concrétiser, malgré plusieurs possibilités de trouver la terre promise.
Grand-Champ KO debout
En tout début de seconde période, il fallut seulement trois minutes aux Briochins pour tuer quasi définitivement le suspense de cette rencontre. Par deux fois, les locaux se trouaient, permettant ainsi à Guérineau (45e) d'aplatir en terre promise à la suite d'une percée face à une défense figée. La transformation de Drouin portait alors le score à 10-0. Trois minutes plus tard (48e), Gadeaux mettait le carbone pour l'équipe briochine d'un essai quasi identique dans sa conception. Là encore, la transformation de Drouin permit alors aux Briochins de donner un certain relief au score (0-17). C'est alors que les Grégamistes se réveillèrent et prirent conscience que le match leur échappait vraiment. Un réveil ponctué par un premier essai de Crozon, le deuxième ligne et capitaine qui montrait l'exemple. Un môle pénétrant et toute la puissance de Grand-Champ étaient réunis pour amener Crozon en terre promise (68e). Non transformé, cet essai permettait à Grand-Champ de revenir dans un premier temps à 5-17... puis à 10-17 avec un essai collectif sur un nouveau môle pénétrant à sept minutes du coup de sifflet final.
Drouin tue le suspense
Grand-Champ rêvait alors d'un possible renversement de situation mais Drouin, pour les visiteurs, enquillait une pénalité à deux minutes de la fin (78e) qui ruinait définitivement les dernières illusions de Grand-Champ.
Honneur/ Quimper - Saint-Brieuc: 27-12. Les Quimpérois facilement (Telegramme)
C'est en première période que Quimper a gagné son dernier match de l'année, face à Saint-Brieuc. En effet, les Finistériens ont inscrit trois de leurs quatre essais dans le premier acte. Les Quimpérois avaient ainsi débuté la partie sur les chapeaux de roue, inscrivant le premieressai par l'intermédiaire d'Yvinou à la 7eminute. Les Briochins ne voient pas la lumière, ils sont asphyxiés, pris à la gorge. Une pénalité et deux essais plus tard, les locaux mènent à la pause 22-0. À la mi-temps, les visiteurs Costarmoricains prennent une bonne soufflante de la part de leur entraîneur, mais cela n'y change rien. Olivier aplatit derrière la ligne d'en-but pour Quimper dès le début de la deuxième période, à la 52eminute. Avec un score de 27-0, les Quimpérois peuvent voir venir. Ils se relâchent légèrement. Les Briochins en profitent pour enfin jouer au rugby. Leurs efforts sont récompensés à la 72eminute en marquant un premieressai par le biais de Lossouarn. Les Costarmoricains finissent le match avec un deuxièmeet dernier essai par Drouin. Mais on retiendra la maîtrise du jeu des Quimpérois, ils ont posé leur patte sur le match. Leur victoire 27-12 est amplement méritée.
La fiche technique
QUIMPER - SAINT-BRIEUC: 27-12 (22-0). Arbitre: M.Geffray. QUIMPER: 4 essais d'Yvinou, Donnard, Ressant et Olivier. SAINT-BRIEUC: 2 essais de Lossouarn et Drouin.
Quimper prend une bouffée d'oxygène (Ouest France 19 Dec 2011)
Honneur. Quimper - Saint-Brieuc 27-12. Les Quimpérois ont dominé durant une heure, mais laissent échapper le point de bonus offensif.
Le XV quimpérois a pris le dessus physiquement sur son adversaire dès le début de la rencontre. En s'installant dans les vingt-deux et en imposant un gros pressing. Saint-Brieuc, pris à la gorge, encaisse le premier essai (7') par l'arrière Fabien Férezou en bout de ligne (5-0). Les locaux imposent le rythme et concrétisent sur une pénalité (21') de l'ouvreur Gaétan Donnart (8-0).
Sur une attaque derrière un maul, Steven Cap gicle rapidement le ballon capté par Donnart qui prend l'intervalle et dépose le cuir entre les perches (13-0), celui-ci transforme son essai (15-0). Les Briochins sont aux abois, absents dans l'agressivité, et ont une mauvaise lecture du jeu. Ils n'arrivent à sortir de leur camp que sur des actions individuelles de l'ailier Fadeaux. Les Béliers, réalistes font le break grâce au premier centre Eric Ressant sur une feinte de passe (40') il s'ouvre le chemin de l'essai (20-0) que Donnart transforme (22-0).
En début seconde période, Quimper remet un coup de collier (47'), le flanker Benoit Ollivier marque l'essai en coin (27-0) synonyme de bonus offensif. À ce moment du match on ne voit pas ce qui pourrait empêcher Quimper de continuer sa marche en avant, tant Saint-Brieuc semble surclassé dans le jeu. Mais contre toute attente c'est Quimper qui perd petit à petit le fil du match par des mauvais choix de jeu et des maladresses qui remettent les Briochins dans la partie. Sur un quatrième temps de jeu, Loussouarn (66') fait sauter le verrou et trouve la terre promise (27-5). Le Foll transforme (27-7).
Les visiteurs s'enhardissent et prennent tous les risques emmenés par l'ancien quimpérois Laurent Frétigné qui sent que les Béliers ont une baisse de régime. Saint-Brieuc, retrouve l'ouverture par le premier centre Drouin (78') qui dépose le cuir dans le camp quimpérois et prive ceux-ci du point de bonus offensif.
Les trois quarts alréens, à l'origine de la totalité des points, ont grippé la machine briochine qui restait sur cinq victoires. Saint-Brieuc aurait pu rebondir en première mi-temps, mais la maladresse est passée par là.
Coup de froid au Sépulcre quand Capdeville, pour Auray, mit les trois premiers points par une pénalité après 3 minutes de jeu et surtout 2 minutes plus tard lorsque Le Garnec prenait la défense de vitesse sur l'aile droite pour aplatir en coin (5e, 0-8). Saint-Brieuc n'a même pas eu le temps de s'organiser que le couperet allait tomber à nouveau, Le Garnec mettant les «cannes» pour reproduire la copie conforme du premier essai (11e, 0-15). Fort de cet avantage, les visiteurs faisaient le spectacle, renversant le jeu d'une aile à l'autre. Les locaux étaient donc contraints de défendre en prenant souvent l'option du dégagement au pied car ils ne trouvaient pas la solution pour faire sauter le verrou alréen.
Petite réaction briochine après la pause
Voilà bien longtemps que les Briochins n'ont pas connu pareille galère même si, sur une révolte, Benzano était tout près de réduire la marque et plus encore lorsque Gaye se voyait trop facile sur un essai (36e) mais il lâchait le ballon au moment d'aplatir. C'est Auray qui concrétisait sa domination juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Capdeville (39e, 0-18). À la mi-temps, Joël Debaig, co-entraîneur, lâchait les bonnes consignes et, dès l'engagement, Drouin profitait d'une interception pour filer à l'essai après une course de 60m (42e, 7-18). À un moment clé, où les Griffons pouvaient se regonfler, Auray se refaisait une santé par une cocotte dominatrice dont Bolaitamana réussissait à s'extraire pour se jeter dans l'en-but (49e, 7-23). Les minutes s'égrainaient et les formations se neutralisaient au milieu de terrain. Auray, bien en place, laissait venir en attendant la faute adverse mais cette dernière demi-heure de jeu, entachée de fautes, ne servira pas de référence pour le débriefing de fin de match.
La fiche technique
SAINT-BRIEUC - AURAY: 7-23 (0-18). Arbitre: Thomas Montesinos. SAINT-BRIEUC: un essaide Drouin 42'; une transformation de N'Guyen 43'. AURAY: trois essaisde Le Garnec 5', 11', Bolaitamana 49'; 2 pénalités et 1 transformation de Capdeville 3', 39', 12'.
Saint-Brieuc-Auray: Fin de série pour les Briochins (Ouest France 12 Dec 2011)
Saint-Brieuc - Auray : 7-23. Malmenés en début de rencontre, les Briochins n'ont jamais réussi à inverser la tendance.
Capdevilie a ouvert le bal sur pénalité (0-3) et Le Garnec a enfoncé le clou la minute suivante en s'offrant une course de vingt mètres le long de la ligne de touche avant d'aplatir (0-8, 5'). Non seulement les impacts étaient à l'avantage des Alréens, mais les visiteurs faisaient également preuve de plus de vivacité et de justesse dans le jeu à la main. Les visiteurs inscrivaient donc logiquement un nouvel essai, encore par le Garnec à la conclusion d'un beau mouvement collectif (0-15, 14').
« Ils nous ont mis la misère durant le premier quart d'heure, et on n'a pas su relever la tête ensuite », pestera Hervé Boulais après le coup de sifflet final. Grâce à une pénalité supplémentaire (0-18, 40'), les visiteurs bénéficiaient même d'une confortable avance à la pause.
Sur une judicieuse interception, Drouin partait seul de son camp pour aplatir entre les deux poteaux (7-18, 42'). Mais les Briochins n'avaient guère le temps d'espérer : suite à une forte pression collective alréenne, Bolaitamana passait en force la ligne (7-23, 49'). Durant la dernière demi-heure chacune des formations annihilera les efforts de l'autre, sans offrir de belles séquences de jeu. Les Briochins voyaient ainsi Auray leur passer devant en mettant un terme à leur série (cinq victoires consécutives avant cette rencontre).
SAINT-BRIEUC - AURAY : 7-23 (0-18).
SAINT-BRIEUC. 1 essai : Drouin (42').
AURAY. 3 pénalités : Le Garnec (5' et 12'), Bolaitamana (49'). 2 pénalités : Capdevilie (4' et 40').
Hervé Boulais (entraîneur Rugby Club de Saint-Brieuc) : « Une série est faite pour s'arrêter, mais ce qui est frustrant c'est qu'on n'a pas été au niveau des matchs précédents. On a fait un complexe d'infériorité : on n'est pas encore assez matures pour réaliser qu'on a les moyens de rivaliser avec les équipes de tête ; c'est dommage, car je reste persuadé que l'écart réel entre eux et nous n'est pas aussi grand que celui du score final. »
Honneur/ Concarneau - Saint-Brieuc : 6-10. Les Briochins en fin de match (Telegramme)
Le mal est sans doute plus profond qu'il n'avait semblé sur les premiers revers de Concarneau. Saint-Brieuc a tiré tout le parti au Vuzut en s'imposant sur un score à l'ancienne 6-10. Les Thoniers sont décidément dans le dur.
En convalescence, Concarneau pensait reprendre quelques forces face aux Briochins. Mais les visiteurs étaient bien décidés à les faire prolonger de quelques semaines leur cure de remise en forme. Ils partaient les premiers en action sur une pénalité de N'Guyen (0-3, 4'). Concarneau dominait légèrement cette première période mais les visiteurs les attendaient au tournant pour mieux les contrer.
Delaunay redonne de l'espoir... en vain
Au retour des vestiaires, Concarneau recollait de suite au score sur une pénalité de Benjamin Delaunay entre les poteaux (3-3, 50'). La domination était intense de la part des Concarnois. Le fameux verrou psychologique allait-il enfin sauter pour mettre fin à une série de cinq défaites consécutives? Alors qu'ils semblaient remis sur les rails de la victoire, les Thoniers rechutaient à nouveau. Sur un contre rondement mené, Saint-Brieuc concrétisait son seul temps fort de la seconde période avec Benzano (3-10, 65'). Sonné, Concarneau reprenait espoir dans le coup de patte de Delaunay, qui passait entre les poteaux sur une pénalité (6-10,70'). Saint-Brieuc tenait son résultat dans les dernières minutes. Et ce résultat n'était pas volé avec une envie supérieure de gagner chez les visiteurs.
Saint-Brieuc - Brest : 22-3. Et de quatre pour Saint-Brieuc (Telegramme)
On s'attendait à un festival de la part des Briochins comme cela avait été le cas face à Lannion, mais ils ont juste assuré l'essentiel en signant un 4e succès consécutif dans un match haché de fautes face à des Finistériens qui ont présenté les stigmates d'une équipe en pleine reconstruction après le départ de début de saison de plusieurs joueurs.
Deux pénal-touche pour Saint-Brieuc dès l'entame de la rencontre et si la première ne donnait rien, la seconde était fructueuse avec un maul porté où Clément se détachait pour inscrire le premier essai entre les poteaux (7-0,5e). Après avoir laissé passer l'orage de la fougeuse jeunesse brestoise, les locaux redonnaient de la vie au jeu, redoré par la puissance de Plessy et Benzano, qui, a chaque charge, faisaient trembler la défense brestoise qui résistait jusqu'à la demi-heure de jeu pour s'incliner que d'une pénalité (10-0). Les Griffons profitaient de cette générosité pour traduire un mouvement collectif d'une aile à l'autre avec L.Drouin à la conclusion de cette séquence qui avait le mérite de prendre à contre-pied son vis-à-vis par une feinte de passe (17-0, 34e). Dès l'engagement, les Finistériens réagissaient timidement en obtenant le gain d'une pénalité converti par Failler (17-3, 37e). A la reprise de la deuxième manche, les Briochins offraient plus de fluidité au jeu en étant plus fringuant. Mesguen montrait la voie à suivre avec un coup-franc vite joué, ne laissant pas le temps à la défense adverse de se replacer, et alignait un nouvel essai (22-3, 48e). A partir de cet instant, on croyait le match relancé, mais les acteurs manquaient de lucidité dans leurs réalisations. Brest en était le parfait exemple avec un essai à portée de main à cinq minutes de la fin, que Leglen ou encore Mery n'ont pas eu la maîtrise nécessaire pour concrétiser et réduire ainsi le score.
Saint-Brieuc - Brest, demain (15 h) Coup de tonnerre sur Brest ? (Telegramme)
Le Rugby club de Saint-Brieuc suit pour l'instant son tableau de marche : il prend ses distances sur la queue du peloton formée par Plabennec, Saint-Malo, Lannion et Brest, l'adverse du jour des Briochins. La mission ne semble pas impossible pour Saint-Brieuc qui tentera d'accrocher un quatrième succès consécutif. L'horizon semble donc éclairci pour le XV de Hervé Boulais qui veut donner un dernier coup de collier avant d'être en repos le week-end suivant.
«Pas à la légère»
«On ne va pas prendre ce match à la légère, même si les Brestois n'ont aucune victoire à leur actif. On aura une petite revanche à prendre car on se souvient que l'année dernière on s'est fait surprendre chez nous en encaissant cinq essais. Nous allons rester méfiants tout en faisant ce qu'on a su toujours faire c'est-à-dire donner de l'animation au jeu». Une nouvelle victoire mettrait les Griffons à l'abri d'un retour des poursuivants, avant de défier de plus gros calibres (Concarneau, Auray et Quimper.
Saint-Brieuc confirme sa bonne série (Ouest-France)
Saint-Malo - Saint-Brieuc : 13-21. Après une bonne premièremi-temps, les Malouins n'ont pas réussi à conserver leur avantage.
Il faudra encore attendre pour que les Cerclistes d'Emmanuel Huat débloquent leur compteur dans ce championnat honneur. Face aux solides Briochins qui avaient ouvert la marque dès la 7e minute sur une action percutante de leur pack concrétisée par un essai de Mesguen. Les locaux réagissaient aussitôt par Coupeau, omniprésent, qui aplatissait en terre promise et transformait lui-même son essai : 7-5 pour le CJF. Les trois-quarts malouins se montaient dangereux et entreprenants, mais échouaient à plusieurs reprises près de l'en-but. Sur un hors-jeu des Cerclistes, N'Guyen donnait l'avantage aux visiteurs (7-8), mais dans les arrêts de jeu du premier acte, Coupeau, toujours lui, réussissait une pénalité. 10-8 pour Saint-Malo à la mi-temps.
La suite allait être plus difficile pour les locaux, réduits à 14 après le carton infligé à Dubonnet. Une relance de Drouin achevée par un essai de Magnan voyait les Costarmoricains reprendre les devants (10-13), mais un drop magistral de Coupeau permettait aux siens d'égaliser (13-13). Les changements de joueurs à Saint-Malo n'apportaient pas l'effet escompté et Saint-Brieuc dominait largement la fin de match grâce à N'Guyen, auteur d'une pénalité (13-16), et grâce à une percée de Drouin qui envoyait le pilier Jannet dans l'en-but (13-21). Le score ne changera pas et les Briochins signaient leur troisième victoire consécutive en championnat.
POINTS. Saint-Malo. Coupeau : un essai, un drop, une transformation, une pénalité. Saint-Brieuc : trois essais (Mesguen, Magnan, Jannet). Deux pénalités, N'Guyen.
Arbitre : M. Vaumoron (Bretagne).
M. Boulais (entraîneur de Saint-Brieuc) : « C'était compliqué mais on s'est bien tiré d'affaire. Cette victoire nous fait du bien et on est sur une bonne dynamique, même si on n'a pas assez posé notre jeu. »
Manu Huat (entraîneur de Saint-Malo) : « On a déjoué en deuxième mi-temps. Dommage car on pouvait faire un résultat. Il faudra attendre encore pour débloquer notre compteur. »
Honneur/ Saint-Malo - Saint-Brieuc. Avec l'accent sud-américain (Telegramme)
Le RC Briochin est face à un nouveau challenge: confirmer sa montée en puissance après ses douze essais réussis en deux matchs (5 contre Plabennec, 7 contre Lannion). Joël Debaig, le coentraîneur, du RCFB, veut profiter de la dynamique en cours. «On est dans une bonne spirale, il ne faut pas se relâcher si l'on veut encore creuser l'écart sur les équipes qui sont derrière nous et qui sont, du coup, à la recherche d'un premier succès.» C'est le cas de Saint-Malo, le prochain adversaire du XV du Sépulcre. Dans la cité corsaire, les Briochins compteront notamment sur leur paire sud américaine. Luis Lezcano, le troisième ligne franco-argentin, entame sa troisième année au sein de la formation briochine et se réjouit des bons débuts de Mariano Benzano, son camarade franco-uruguayen qui évolue au poste de deuxième ligne. «Avec Mariano, sourit-il, on a tiré le gros lot, il s'est tout de suite bien adapté au groupe. Il nous apporte des solutions pour nos combinaisons en touche que nous maîtrisons parfaitement. Un secteur de jeu qui nous faisait défaut l'année dernière».
«A l'unisson»
La tâche est plus facile cette saison pour Hervé Boulais qui retrouve à chaque séance d'entraînement 40 joueurs. «Avec un maximum de joueurs impliqués aux entraînements, on peut travailler les stratégies de jeu, on redécouvre les vraies valeurs du rugby où chacun prend conscience qu'il ne peut avoir de résultats que si l'on est à l'unisson». Et l'avenir semble devenir bien rose pour le RCSB puisque lors de la deuxième journée des rencontres jeunes qui s'est déroulée le week-end dernier à Dinan, les U7 et U15 ont pris la deuxième place, et les U9, U11 et U13 la première.
Honneur. Saint-Brieuc - Lannion : 47-14. Les Briochins ont remporté le derby haut la main en marquant la bagatelle de sept essais, s'offrant le bonus offensif. (Ouest-France)
Les Briochins ont ouvert le score après un quart d'heure de jeu et ont gardé, puis accru, leur avantage tout au long de la partie. La percée de Drouin était conclue positivement par Magnan qui franchissait la ligne, avant que Nguyen ne bonifie l'essai (7-0, 16'). Le Faucheur lui répondait, du tac au tac (7-7, 30'), mais les locaux prenaient définitivement l'avantage avant la pause, grâce à Lossouarn d'abord (12-7, 35'), puis à Drouin qui profitait du bon travail de Magnan et voyait son essai transformé par Nguyen (19-7, 39').
« On ne visait que la victoire, avant le match », précisera plus tard le coach Hervé Boulais. Mais la suite des événements sera bien plus belle pour ses protégés et bien plus terrible pour les Lannionnais, d'autant que Nguyen réussira toutes ses transformations en seconde période. Le Piver (26-7, 55'), puis à nouveau Magnan (33-7, 57'), imité par Guérineau (40-7, 67') et enfin Godar (47-7, 79'), faisaient parler la poudre. « Ce qui est vraiment bien, c'est d'avoir marqué sept essais en conclusion d'un jeu de mouvement ; c'était un beau spectacle, très abouti », se réjouira le coach briochin au coup de sifflet final.
Un spectacle difficile à apprécier à sa juste valeur pour des Lannionnais submergés par les vagues briochines. Malgré un essai de pénalité accordé dans le temps additionnel (47-14, 80'), l'addition reste salée et n'enlève pas le bonus offensif de leurs hôtes. Hervé Boulais pouvait conclure : « Aujourd'hui, nous sommes les patrons dans les Côtes-d'Armor ».
Laurent Frétigné (capitaine Saint-Brieuc) : « On est rentré dans le match avec humilité, parce qu'ils ont du gabarit et qu'ils sont toujours difficiles à jouer. Mais on a réussi à les prendre très haut et le collectif commence à être bien huilé, cohérents. Maintenant, on ne va pas s'enflammer non plus. On ira à Saint-Malo avec de l'ambition tout en restant humbles : il faudra poursuivre dans cette voie tout en gardant l'envie et la détermination qui sont primordiales dans le rugby ».
Damien Simon (capitaine Lannion) : « On a réussi une bonne première mi-temps, mais sans réussir à concrétiser nos temps forts, et on a pris des essais en contre. En revanche, sur la deuxième mi-temps, il faut reconnaître qu'ils ont envoyé du jeu et qu'on a craqué. »
Un Lannionnais blessé. Au bout d'une dizaine de minutes, le joueur lannionnais, M. Coutant s'est blessé au niveau des côtes. Il a été transféré à l'hôpital par les pompiers.
On s'attendait à un derby serré jusqu'à la demi-heure de jeu (7-5), mais il a été à sens unique dès que Saint-Brieuc a tué le suspense en mettant le turbo pour aligner une série de six essais indiscutables.
Une pénal-touche, deux coup-francs et deux mêlées gagnées ce panel d'actions acquis en l'espace de six minutes résume la nette emprise des Lannionnais sur le début de match, avant que Coutant ne soit évacué sur civière par les pompiers après un arrêt temporaire de 30'. Suite à ce break malencontreux, les visiteurs repartaient sur les mêmes bases mais sur une interception Piffard filait droit vers l'en-but sur une course de 60m. Dans le placage, il ajustait une passe à Magnan qui ouvrait la marque (11' 7-0). Le ton était donné. Cet essai boustait les locaux qui remettaient une couche en venant porter le danger dans le camp des joueurs du Trégor, flirtant avec le coup double. Bien organisé, Lannion se défendait par sa ligne de trois-quart où Le Faucheur, qui était au départ du mouvement collectif côté gauche, a remis son équipe sur les rails lorsqu'il fut à la conclusion de l'essai à l'angle opposé bien relayé par son pilier Tallot (28' 7-5). Dès la remise en jeu, les Griffons proposaient une réelle offensive: Le Piver se faisait la «belle» pour être finalement propulsé par ses avants dans l'en-but (33', 12-5). Les trois quarts avaient des jambes de feu. Difficile pour les Salamandres de stopper cette hémorragie, d'autant plus que Drouin plantait l'estocade juste avant la pause (40', 19-5). Après une insolente domination dans le camp du XV de Yoann Talguen durant un quart d'heure, Saint-Brieuc prenait le large quand Robin finissait le travail commencé par Magnan (54' 26 -5), ce dernier se jouait d'une belle envolée pour inscrire son doublé personnel dès l'engagement du 4e essai (56', 33-5) et ce n'était pas tout: excellent sur ses coups de pied, N'guyen convertissait un fond de touche en essai (67', 40-5) et Guérineau concluait le feu d'artifice de belle manière en signant le 7e essai entre les poteaux. Lannion, qui a subi durant toute la seconde période, réagissait dans les arrêts de jeu en obtenant un essai de pénalité.
la fiche technique
Arbitre: David Gayoux. Mi-temps: 19-5. SAINT-BRIEUC: 7 essais Magnan: 10 ' 56', Le Piver 33', Drouin 40', Robin 54', N'Guyen 67', Guérineau 79'; 6 transformations: N'Guyen: 11', 40', 55', 57', 67' 80'; LANNION: deux essais: Le Faucheur 28', pénalité 80+2', une transformation: Le Faucheur 80'+3'.
Une bouffée d'air pour Saint-Brieuc (Ouest-France - 31 Oct 2011)
Saint-Brieuc - Plabennec : 25-9. Les Briochins ont su se mettre à l'abri peu avant l'heure de jeu.
Avant le coup d'envoi, Saint-Brieuc (8e, 3 points) recevait Plabennec (9e, 1 point). Les Briochins ont tremblé dès l'entame de match, concédant une pénalité tirée et marqué par Kerautret (0-3, 2'), et auraient bien pu se faire distancer si Soulayrac avait converti la deuxième deux minutes après.
L'entraîneur briochin, Hervé Boulais, admet que ses joueurs « ont fait trop de fautes de main », ce qui a permis aux Finistériens de les convertir en points. Sans ces épisodes, c'est bel et bien Saint-Brieuc qui a mené le jeu et qui s'est imposé logiquement. Plabennec ne se procurant, en première mi-temps, aucune occasion dans les 22 mètres briochins.
Sans son demi d'ouverture, les Finistériens ont souffert dans le jeu mais aussi sur les points d'impacts. Dès lors, les Griffons ont fait la différence, en profitant de ses phases de maul sur les deux premiers essais de Jannet (5-3, 14') et Gavard (10-3, 18') ou dans le jeu Fretigné (15-3, 31'). Sur une énième faute de main, Soulayrac réduit la marque en inscrivant la pénalité (15-6, 35').
En seconde période, Plabennec revenait sur une pénalité (15-9, 46'). Malgré tout, Saint-Brieuc veut continuer sur sa lancée en faisant reculer son vis-à-vis dans ses 22 mètres. Sur une très belle phase de jeu, points de fixations, jeu au large, et c'est la ligne d'avant qui conclut en aplatissant (20-6, 50').
À l'image du match, le troisième de ligne centre, Guérineau aplatit dans l'en-but après une poussée briochine (25-9, 59'). Hervé Boulais est très heureux de cette « victoire bonifiée avec ces cinq essais. On doit continuer à bosser » avant de recevoir Lannion, pour le derby costarmoricain.
RC Saint-Brieuc - Plabennec, demain (15h). La course aux points (Telegramme - 29 Oct 2011)
En recevant Plabennec demain et Lannion la semaine prochaine, le Rugby Club Saint-Brieuc ne doit passer l'occasion d'engranger des points.
Il est tout de même bon de rappeler que le groupe d'Hervé Boulais était tout près de réaliser l'exploit lors de la dernière rencontre à Ploemeur s'inclinant sur le fil que d'une pénalité. Discret et disponible aussi bien en équipe réserve qu'en équipe première, Benjamin Le Bail a du bon sens dans son analyse: «On a deux matches qu'il faut impérativement gagner. On a prouvé face aux gros (Grand-Champ, Plouzané et Lanester) que l'on pouvait les gêner. À Ploemeur, on a trouvé les ressources nécessaires pour égaliser de 10-22 à 22-22 en 10 minutes. L'équipe a donc de l'envie et des qualités qui ne demandent qu'à être confirmées. Le gros point noir, finalement, c'est notre banc: nous sommes trop peu de joueurs pour pouvoir faire entrer des gars frais (ils ont souvent 40 minutes en B dans les pattes). Du coup, physiquement, on accuse le coup. Après un match nul et trois défaites, il est temps de débloquer notre compteur. Il faut s'appuyer sur nos précédentes prestations et profiter du calendrier favorable qui arrive avec des adversaires davantage à notre portée». Les Briochins ont battu Plabennec à domicile l'an dernier et ont été tenus en échec à l'extérieur. Le mois de novembre est très important, les Griffons affronteront les quatre équipes qui sont derrière eux. Il y a donc un bon coup à jouer en cas de succès.
Honneur/ Ploemeur - Saint-Brieuc : 25-22. Ploemeur sur le fil (Télégramme 10/10)
Victorieuse de Plabennec il y a huit jours, l'équipe de David Izzy, l'entraîneur de Ploemeur, a réalisé hier la passe de deux, non sans difficultés, mais de manière légitime face aux solides Briochins.
Au cours de la première période, Ploemeur se contenta le plus souvent de contenir les assauts désordonnés d'une formation de Saint-Brieuc qui avait ouvert le score par son buteur patenté Drouin, après seulement six minutes de jeu. L'égalisation morbihannaise intervint à la demi-heure de jeu par l'arrière Pasquer, de la même manière que Drouin, à savoir sur pénalité (30e). Ce devait être aussi le score à la pause (3-3).
L'affaire se décante
Le match allait prendre une tout autre dimension en seconde période. Avec tout d'abord, la prise d'avantage des locaux, grâce à un essai du centre Jakubowicz cinq minutes après la reprise (8-3). Mais les Briochins réagirent immédiatement pour enfoncer le pack ploemeurois pour un essai collectif de bonne facture dix minutes plus tard (55e). La transformation de Drouin permit alors aux Briochins de prendre, pour la deuxième fois, la direction des opérations au score (8-10). Par la suite, et sans complexe aucun, l'équipe de Ploemeur poussa parfois Saint-Brieuc dans ses derniers retranchements et plus souvent qu'à son tour, à la faute. Ainsi, Pasquer (56e) redonna l'avantage aux joueurs de David Izzy avec une pénalité transformée (11-10). L'essai de l'ailier Chasnard, à l'heure de jeu, permit alors aux joueurs de Ploemeur de prendre leurs distances au score (16-10), avec un essai de très belle facture. Dans la foulée, Le Maire enquillait deux pénalités aux 63 et 67e minutes, portant ainsi le score à 19, puis 22-10. Cette prise d'avantage provoqua alors une saine réaction des Briochins qui trouvèrent par deux fois la terre promise. Magnan, dans un premier temps (70e), avec la transformation de Drouin, remit Saint-Brieuc sur les rails (22-17), avant que Loussouarn, sept minutes plus tard (77e), n'inscrive le troisième essai briochin de l'après-midi pour une égalisation à 22 partout. Finalement, c'est à l'ultime minute de la rencontre que Le Maire enquillait une ultime pénalité pour donner une victoire sur le fil à une équipe de Ploemeur qui avait finalement fait pencher la balance en sa faveur.
Honneur/ Ploemeur - Saint-Brieuc. Saint-Brieuc peut engranger (Telegramme - 8 Oct 2011)
Après avoir affronté les trois premiers du classement, le Rugby club Saint-Brieuc va pouvoir mettre tout son potentiel sur des adversaires largement à sa portée. Un déplacement à Ploemeur, demain, et un enchaînement de deux matchs à domicile contre Plabennec et Lannion: de quoi se donner de l'air au classement! «On s'est rassuré contre Lanester où on fait une bonne première mi-temps, les jeunes ont fait le travail, ça ne demande qu'à être confirmé contre Ploemeur qu'on a battu lorsqu'on les a reçus la saison dernière», confie Joël Debaig, le co-entraîneur. Méfiance tout de même de ne pas prendre cette équipe morbihannaise à la légère, elle a gagné son premier match le week-end dernier face à Plabennec. Hervé Boulais prévient: «À l'extérieur, c'est toujours un exploit de l'emporter. On a les moyens de revenir avec un bon résultat si on exploite à fond nos temps forts, à partir de là tout est possible. Mais il faut rester humble car ils ont de bons trois-quarts pas maladroits au pied. Ils vont chercher à nous faire courir avec de longues diagonales».
Honneur/ Saint-Brieuc - Lanester : 0-24. Le leader se détache en seconde période (Telegramme)
Les Briochins, qui ont fait jeu égal en première période, n'ont pas à rougir de leur défaite face à la maîtrise lanestérienne, qui empoche le point du bonus offensif dans les arrêts de jeu. Au bout d'un quart d'heure, Saint-Brieuc faisait mieux que de défendre, le quinze titulaire prenait des décisions offensives mettant les Lanestériens en difficulté à plusieurs reprises et les fautes de main dans les transmissions de balle ajoutées au carton jaune de Desbois ne faisaient qu'arranger les affaires briochines. La domination dans l'occupation du terrain restait du côté de Lanester avec Lemeur et Rio qui alternaient les ouvertures «petit et grand côté». Si les Morbihannais ne trouvaient pas la réponse par leurs avants, c'est les trois quarts qui allaient voir leurs efforts récompensés. Clause, sur un pas, servait Petoton que fit la différence pour inscrire les premiers points du match. La transformation fut tout aussi belle que le mouvement collectif qui a conduit à cet essai en coin (0-7, 32'). Dès la reprise, Lepiver et N'Guyen, soutenu par un pack emmené par Guérineau, tentaient de dynamiser le collectif briochin mais le rouleau compresseur «Noir et rouge», qui était éteint en première période, se mis en route par un maul porté de 20m avec Desbois à la conclusion (0-14, 49'). Malgré l'abnégation du XV du Sépulcre, Rio slalomait dans la défense pour convertir ses crochets en essai (0-19, 56'). Loin de se désunir, Saint-Brieuc aurait pu sauver l'honneur dans les ultimes minutes mais le dernier mot est revenu à Leny qui, dans les arrêts de jeu, signait le quatrième essai pour son équipe.
Honneur/ Saint-Brieuc. Collober: «Le rugby me colle à la peau» (Telegramme - 28 Sept 2011)
Vraie encyclopédie du Rugby Club Saint-Brieuc, Hervé Collober est, à 79 ans, une figure emblématique du club. Et pour cause: il fut, avec une bande de copains, à l'origine de sa création, en 1963. Hervé Collober, comment êtes-vous venu au rugby? C'est durant mon service national, à Joigny, que j'ai découvert ce sport. J'ai signé par la suite une année à Dijon et, à mon retour en Bretagne, j'ai rencontré Roger Ferrus, qui était affecté à la Jeunesse et aux Sports et qui m'a fait savoir qu'il avait l'intention de créer un club de rugby à Saint-Brieuc. L'enjeu s'est réalisé en 1963 avec comme président Charles Bentz, qui est resté trois ans à la tête du dispositif. Quel a été votre parcours? J'ai joué au poste de pilier pendant dix ans, de 63 à 73. En 1965, on a remporté la Coupe de l'Ouest en battant Lorient. Nnotre plus haut niveau a été la F3 et on a même joué la montée pour la F2. Entre-temps, je me suis spécialisé dans l'arbitrage où j'ai été délégué du Comité régional avec des contacts fréquents à la Fédération auprès d'Albert Ferrasse. Le rugby me colle à la peau. En 23 ans de passion rugby, j'ai formé plus de 100 arbitres. J'ai été président du club de 92 à 96. Comment avez-vous perçu l'évolution du rugby en Bretagne, mais aussi en général? Au début de notre création, on dépendait du comité de l'Atlantique. En trois ans, on a franchi un cap et on est devenu indépendant avec la création du Comité de Bretagne. En 1983 il y avait 170 licenciés; à ce jour au club où je suis toujours membre, nous sommes 280 adhérents. Le rugby a évolué dans une certaine manière grâce aux écoles de rugby, mais je suis de ceux qui pensent que le professionnalisme n'a pas eu que du bon. Qu'est-ce que le rugby vous a apporté? Des voyages en Afrique du Sud, en Nouvelle Zélande, en Europe et aux quatre coins de la France. Mis à part la dernière et celle en cours, avec mon épouse, nous sommes allés voir toutes les Coupes du monde avec des souvenirs plein les malles. Sur place, on louait un camping-car pour visiter les pays. Ce sont des moments inoubliables.
« Heureusement qu'on a été costaud en défense sinon on se serait pris une marée », résume sans fioritures l'entraîneur briochin Hervé Boulais.
Et dès le début du match, on sentait que les Griffons allaient s'épuiser à force de contrer les attaques plouzanéennes qui perdaient pourtant très vite son joueur emblématique, le 3/4 centre Ruiz.
Défendre sans marquer ne pouvait pas suffire et le siège des Costarmoricains dans les 22 adverses en milieu de première mi-temps ne servit à rien. « Ils confondent vitesse et précipitation et ils brûlent leur énergie », s'agace Hervé Hautcolas, ancien 3e ligne de Saint-Brieuc venu en spectateur.
À la pause, le score est de 16-0 en faveur des locaux très conquérants face à la stérilité des tentatives du camp d'en face.
« Si Saint-Brieuc a eu un temps fort de 10 minutes en première période, le nôtre a été de trente minutes même s'ils font une bonne reprise », commente le joueur Mélaine Le Meur depuis le banc.
Les réserves du joueur sont vite balayées. Le scénario ne change pas en deuxième période, les Briochins réalisent de bonnes séquences mais pas de points. Manque cruel de réalisme. Alors dans ces cas-là, le loup rôde souvent au coin du bois et Plouzané marque deux essais coup sur coup.
On se dit que le sport est parfois injuste, Saint-Brieuc se bat contre des moulins. Mais la libération survient enfin par un essai collectif à la dernière minute. Tardif mais mérité.
À la fin de la rencontre, Steven Sparks l'entraîneur finistérien se réjouissait de la montée en puissance de son club : « En une semaine, on a déjà progressé. La préparation s'était faite sans matchs amicaux, nous étions à court de compétition. »
La saison est bel et bien lancée et déjà Plouzané impressionne par son jeu fluide et son dynamisme.
PLOUZANÉ- SAINT-BRIEUC : 35-5 (16-0). Arbitre : M. Le Roux.
PLOUZANÉ : 5 essais : Kaigre (15'), Merceur (40'), Armand (56', 65'), Bernard (75') ; transformation : Bernard (42') ; pénalité : Bernard (51').
SAINT-BRIEUC : essai : Le Foll (80').
Plouzané AC-Saint-Brieuc: 35-5. Plouzané régale son public (Telegramme 26/9/11)
Grâce à un jeu résolument porté vers l'offensive, les canards ont bien négocié leur premier match de la saison à domicile en surclassant Saint-Brieuc. Avec cinq essais marqués, les Plouzanéens ont même empoché le point de bonus offensif et ont pu se faire plaisir en attaque. Seul petit bémol, l'essai encaissé à la dernière minute qui aurait pu être évité avec plus de concentration. Mais il est sûr que le jeu d'attaque de Plouzané promet pour la saison. Manquant parfois d'un peu d'huile dans les rouages, la volonté de pratiquer un jeu court et rapide est tout de même très visible. Bien emmené par Kaigre en demi de mêlée, Plouzané a donc franchi cinq fois la ligne d'en-but grâce à Kaigre par deux fois, Merceur, Armand, et Guillou. Les joueurs de Steven Sparks ont surtout dominé physiquement l'équipe de Saint-Brieuc et, sans faire de bruit, le PAC se place tranquillement pour réussir un bon championnat. Prochaine échéance à Lannion pour chercher un troisième succès consécutif. LA FICHE TECHNIQUE: Plouzané. 5 essais: Kaigre (18' et 66'), Merceur (39'), Armand (56), Guillou (75'). 2 transformations de Bernard. 2 pénalités: Bernard (9' et 33'). Saint-Brieuc. 1 essai collectif (80').
À Saint-Brieuc, le rugby tente de forcer son destin - Saint-Brieuc (Ouest-France)
À l'heure où la France affronte les All Blacks, focus sur le rugby au sein de l'agglomération briochine.
Enquête
A des années lumières d'Auckland, cette ville de Nouvelle-Zélande qui accueille, ce samedi, la rencontre de Coupe du Monde entre la France et les All Blacks, Saint-Brieuc ne vit pas encore au rythme de l'ovalie. Néanmoins, l'évolution est en marche. Le rugby fait de plus en plus d'adeptes dans l'agglomération. « En terme de licenciés, c'est la 5 e année de croissance consécutive, confie Patrick Hamon, le président du RC Saint-Brieuc. Nous sommes désormais présents dans chaque catégorie d'âge et faisons partie des dix premiers clubs de la région, avec 250 licenciés. »
Le son de cloche ne varie guère du côté de Pordic, le 2 e club de l'agglomération avec 140 licenciés. « On profite clairement de l'effet Coupe du Monde, constate Fabrice Parchantour, le président. Avec 20 % de licenciés en plus et deux ouvertures supplémentaires à l'école de rugby, la tendance est très positive. »
Un enthousiasme qui mérite, toutefois, d'être nuancé. Avec près de 400 licenciés sur l'agglomération briochine, le rugby accuse un retard de taille sur le football (près de 10 000 licenciés) ou même le tennis (plus de 2 000 licenciés). « Ce qui nous manque pour avancer plus vite ? Du travail dans les écoles et de la diffusion dans les médias, poursuit Fabrice Parchantour. On manque également de bénévoles pour intéresser davantage les gens au rugby. »
Un déficit d'image
À Saint-Brieuc, le club bénéficie d'un emploi permanent occupé par Hervé Boulais, qui coordonne la formation et anime les entraînements. « Je ne suis pas convaincu qu'il existe, à Saint-Brieuc plus qu'ailleurs, un terreau favorable au rugby, explique-t-il. C'est un sport en vogue en ce moment qui est devenu un spectacle avec l'avènement du professionnalisme. Un sport, surtout, qui a su garder ses valeurs. Et les gens sont heureux de retrouver ça. » En revanche, il ne compte guère sur un effet Coupe du Monde : « Certes, on va peut-être récupérer quelques « modistes ». Mais ils arrêteront dans deux mois. Je crois davantage à la formation et aux actions que l'on mène à côté. ».
Si Hervé Boulais est contraint de « battre le pavé » tous les jours, c'est aussi parce que la culture de l'ovalie est aussi populaire à Saint-Brieuc que le football à Bayonne. Un déficit d'image et de popularité qui hypothèque, de facto, la recherche de sponsors. « Aujourd'hui à Saint-Brieuc, les patrons de boîte sont d'anciens footeux, regrette Hervé Boulais. Il est donc difficile de les convaincre d'investir dans le rugby... » En attendant, Saint-Brieuc mise tout sur la formation. Une politique qui, dans les prochaines années, pourrait permettre à son rugby de briller davantage sur la scène régionale.
Matthieu HUET.
Honneur. Saint-Brieuc - Grand-Champ 15-15 (Ouest France 16 Sept 11)
Saint-Brieuc frustré mais content
Il a manqué cinq minutes aux Briochins pour arracher un succès de prestige.
Saint-Brieuc a eu le match en main jusqu'à cinq minutes du terme et cet essai collectif des Grégamistes (transformé) qui leur offre l'égalisation. Victimes du manque de rotation (un seul remplaçant), les hommes d'Hervé Boulais subissent alors le jeu depuis un gros quart d'heure ; ce sera encore plus vrai après l'essai. Dans les dernières minutes le pack visiteur pilonne en effet leur ligne et croit aplatir à deux ou trois reprises (80', 80'+2, 80' + 5) mais les équipiers de Frétigné, vaillants en défense, s'accrochent à ce partage des points. Il a tout de même fallu attendre la demi-heure de jeu pour voir les premiers points du match inscrits par Guérineau parti petit côté sur une combinaison avec son 9 en sortie de mêlée (29'). Le second essai costarmoricain, lui, vient conclure un numéro de soliste de L. Drouin qui slalome dans la défense pour plonger entre les poteaux (15-3, 46'). Les Morbihanais, quant à eux, font parler leur puissance et misent sur les ballons portés. Avec raison puisque leurs deux essais viendront de leurs avants. À chaque fois sur une pénalité à la main rapidement jouée par Cheviller (57', 75').
Coupe de France de Rugby à 7. Saint-Brieuc au-dessus du lot (Telegramme - 12 Sept 2011)
Le Rugby Club Saint-Brieuc, a organisé dimanche, au Sépulcre de Plérin, la phase qualificative de la Coupe de France de rugby à7. Vitré, Perros-Guirec, Redon et le club organisateur étaient alignés dans cette première compétition lancée par la Fédération française de rugby. Saint-Brieuc a tué le suspense en gagnant ses trois rencontres qui se sont jouées en 2 x 7'. Perros Guirec a été la première formation à avoir subi la fougue briochine en s'inclinant 27-0, Redon est sorti du stade avec 57 points dans la musette et Vitré a limité les dégâts en s'inclinant 31-12. Les trois premiers sont qualifiés pour le prochain tour prévu le 16octobre. Ils trouveront sur leur chemin Vannes F1 et Le Rheu F3. «C'est une bonne mise en jambes avant le coup d'envoi du championnat du week-end prochain. Déjà le match amical contre la réserve de Vannes qui s'est joué la semaine dernière nous a donné confiance, même si on a pris six essais» a confié Hervé Boulais. Résultat: 1. Saint-Brieuc ; 2. Vitré ; 3. Perros Guirec ; 4. Redon
Honneur/ RC Briochin. Joël Debaig au soutien d'Hervé Boulais (Telegramme - 31 Août 2011)
Arrivé au Rugby club de Saint-Brieuc en 2002, après avoir vécu une passion rugby à Bordeaux dès l'âge de 6 ans puis à Toulouse pour ses études, Joël Debaig (34 ans), professeur en génie civil au lycée Freyssinet de Saint-Brieuc, s'est décidé à sauter le pas. Il va co-entraîner le RC Briochin avec Hervé Boulais pour ensuite, et à court terme, prendre les commandes de l'équipe première.
Cette décision de vous investir dans le coaching a-t-elle été difficile à prendre?
«Oui, ça m'a demandé une grande période de réflexion. C'est une page qui se tourne. Depuis deux ans, je songeais à arrêter ma carrière de joueur, à cause de blessures à répétition aux genoux. Et puis, la semaine dernière, j'ai pris la décision d'assister Hervé (Boulais) dans le rôle d'entraîneur.»
Est-ce la progression de l'effectif du club qui vous a conduit à ce poste?
L'effectif du club s'accroît dans toutes les catégories d'âges, l'école de rugby est notre avenir. Trois équipes de jeunes ont participé, l'année dernière, aux finales régionales et surtout les moins de 19 ans sont montés sur la deuxième marche du podium du Grand-Ouest. Ceci dit, il faut des éducateurs pour faire grandir notre discipline. C'est pour cela que je me projette vers la prise en main de l'équipe une. Ainsi, Hervé aura tout le loisir de s'occuper des moins de 19 ans, notre vrai réservoir, ceux qui doivent ensuite intégrer le championnat senior.
Justement, comment voyez-vous ce nouveau championnat Honneur?
«Tout d'abord, cette saison va être une alternative entre ma formation d'entraîneur fédéral et le club. Nous avons eu plusieurs recrues qui ont fait le choix de nos couleurs et le retour remarqué d'anciens joueurs comme celui d'Alexandre Mesguen. Mais il faut attendre encore pour savoir qui jouera en équipe une et qui évoluera en réserve? Ce championnat s'annonce compliqué avec une poule unique et des équipes qui ont une grande expérience de la Fédérale 3. Pour s'en sortir, il faudra que les joueurs soient régulièrement présents à l'entraînement, c'est la première condition pour réussir une compétition où on fera figure d'outsider.»
Le championnat débute le 18septembre contre Grandchamp. Avez-vous prévu des matchs de préparation?
«On dispose d'un effectif de 46 joueurs et on aura deux test-matchs pour évaluer l'ensemble du groupe. Le premier se déroulera dans le Morbihan le 7septembre contre Vannes (B) et le second mettra en opposition nos deux équipes où chacun aura une place à gagner.»